Editions Charrue
Une formation d'après Jésus
Une formation d'après Jésus
Ce qu'il nous faut aujourd'hui, ce n'est pas une confession de Jésus-Christ, mais sa personne. Dans les Évangiles, nous ne trouvons aucune « confession » qui se rapporte à lui, mais il est au centre, lui, et lui seul. Tant de choses se sont interposées entre lui et les hommes ! maintenant il faut qu'il reprenne ses droits.
« Vous venez d'en bas », dit le Sauveur ; vous êtes des produits de l'histoire, historiquement sur terre ; « Moi, je viens d'en haut », je ne suis pas une personnalité historique, je ne dépends de rien : ni d'un père, ni d'une mère, ni d'un temple, d'un peuple ou d'une coutume ; rien ne m'a préparé que Dieu lui-même. Et maintenant, il nous dit : Suivez-moi ! Celui qui me confesse, - moi qui suis en dehors de l'histoire, - celui qui vit parmi vous sans attache, qui, en dehors de votre piété et de votre justice, prend les ordres de Dieu seul, celui-là, je puis le reconnaître devant mon Père céleste. Les autres, ceux qui ne se soucient que des produits de l'histoire, sortis de la famille, de l'État, de la nation, de l'Eglise, ceux-là ne me confessent pas et je ne puis pas non plus les confesser.
Le christianisme souffre parce qu'il confesse trop peu son maître et trop les sociétés, les nationalités, les produits de l'histoire. C'est ce qui explique l'opposition qui fermente aujourd'hui contre le christianisme, tempête qui gronde maintenant contre les institutions établies. Si les enfants de Dieu se taisent, il faudra que les pierres crient. Il faut qu'il y ait des secousses pour que Jésus-Christ puisse faire irruption quelque part dans le monde - lui, cet être libre, ce simple homme de Dieu, ce Fils de l'homme. Il nous apportera d'en haut des coutumes divines : il nous fera naître, nous aussi, d'en haut sur cette terre.