Le Disciple
J. Heinrich Arnold
`Le disciple’ est un livre dur. Dès le
début de sa lecture, je fus frappé par les paroles d’Heinrich
Arnold comme d’une épée à double tranchant, m’appelant
à choisir entre la vérité et le mensonge, le salut et le
péché, la lumière et les ténèbres, entre Dieu et le démon.
Tout d’abord, je n’étais pas sûr de vouloir être interpellé
d’une manière aussi directe, et je découvris une certaine
résistance en moi-même. Je voulais que la bonne nouvelle
de l’évangile soit aimable, consolante et réconfortante,
offrant la paix intérieure et l’harmonie.
Mais Arnold me rappelle que la paix de l’évangile
n’est pas la même chose que la paix du monde, que la consolation
de l’évangile est tout autre chose que la consolation du
monde, que la douceur de l’évangile n’a rien à voir avec
l’attitude libérale du monde. L’évangile exige un choix,
un choix radical, un choix qui n’est pas toujours apprécié,
soutenu ni glorifié. Toutefois, l’ouvrage d’Arnold n’est
aucunement sévère, inflexible, fanatique ou hypocrite.
Ce livre, au contraire, est plein d’amour, un amour dur
mais vrai, le même amour qui s’écoule du cœur brisé de
Jésus.
Ce qui rend les paroles d’Arnold tellement
salutaires, est le fait qu’elles ne proviennent pas d’une
idée, d’une idéologie ni d’une théorie, mais d’une connaissance
intime de Jésus Christ. C’est Jésus, le Christ, qui est
au centre de toutes les suggestions, de tous les conseils
qu’il nous donne, et de toute la sollicitude exprimée dans
ces réflexions. C’est vraiment un livre centré sur le Christ.